Henri Vernes

Henri Vernes

 

Charles Henri Dewisme est né le 16 Octobre 1918 à Ath, en Belgique. Sa mère se nommait Valérie Dupuis et son père, Alphonse Léon Dewisme. Son nom Charles est dû à la mémoire d’un oncle, Charles Dupuis, qu’il n’a jamais connu mais qui avait un penchant pour l’écriture. Il a grandi à Tournai, en Belgique.
 

Enfant unique, après la séparation de ses parents, il est élevé par ses grands-parents maternels. Assez bon à l’école jusqu'à l’âge de 14 à 15 ans, ses héros sont surtout Buffalo Bill, Nick Carter et Harry Dickson ( Jean Ray )
 
 À l’âge de 16 ans, il décroche de l’école pour aller travailler dans un cirque comme clown.  

À 17 ans, il écrit pour un journal étudiant « Scorpion » sous le pseudonyme « Lady 7 », en l’honneur des 17 membres de l’organisation du journal. Ledit journal sera interrompu par la direction de l’école pour la teneur de leur article.
 

A l’âge de 19 ans, pour suivre une Cantonaise de 35 ans, il fait sa première escapade muni de faux papiers. Il s’embarque pour Canton en Chine, sur le Roussel de la Messagerie Maritime…. tout un canevas pour le futur.

 

 En 1939, Hitler envahit la Pologne. Charles rencontre Gilberte, fille d’un diamantaire anversois et ils se fiancent.

En 1940, Charles est mobilisé par le 51e régiment de ligne cantonné à Léopold, à Mons. Le 10 mai, l’Allemagne envahit la Belgique et le régiment de Charles est évacué en France. Le 28 mai, Charles avec un ami Bogaerts retourne à Tournai. La même année, il s’est marié avec Gilberte à Anvers, mais divorcera en 1941.

 Durant la seconde guerre mondiale, de 1941 à 1945, il est agent pour les Services de Renseignements et d’Action (S.R.A.) et pour les services secrets britanniques.

 Son groupe d’identification est : MARC

 Son no de code est : VNRX256

 En 1942, son chef de résistance est arrêté par les Allemands. Charles doit se cacher. Il écrit son premier livre, de février à décembre 1942 intitulé «  La porte ouverte » qui sera édité par  La Renaissance du Livre. En 1944, devenu journaliste, il s’installe à Paris.

 Après un avis de parution devant la Gestapo, Charles comparait devant le lieutenant Walter, le sort fait que les deux hommes s’étaient liés de sympathie lors d’une soirée mondaine. Le lieutenant avisa sagement Charles qu’il serait plus prudent de plier bagage et de se faire oublier. De son côté il glissa son dossier sous la pile et ce fut leur dernière rencontre. Charles reviendra à Bruxelles.

Lors d’un cocktail en l’honneur de la sortie du « Malpertuis », il rencontre l’écrivain Jean Ray (Harry Dickson). De cette rencontre naît une grande amitié.

En 1944 la fin de la guerre arrive. Le 6 Juin, les Alliés débarquent en Normandie. Le 2 septembre au matin, les premiers tanks britanniques arrivent à Tournai, la plupart des ponts sont détruits, mais Charles se fera reconnaître comme agent de renseignements et leur indique la route à suivre. Il franchit l’Escaut sur le premier char britannique en route vers Bruxelles qui sera libéré le 3 septembre.

Pendant ces jours de joie intense à Bruxelles, Charles rencontrera un chanteur de jazz du nom de Bernard Heuvelmans, qui en fait est zoologiste et qui par la suite traitera de la crypto-zoologie. Il avait déjà écrit différents ouvrages de vulgarisation scientifique. Les deux hommes se lient d’amitié.

En 1946 à 1949 il revient s’installer à Paris. Il collabore avec  Overseas news agency. Durant ces années, il écrira « La véritable histoire de Will Williamson » et « La belle nuit pour un homme mort » et revient s’installer à Bruxelles en 1949.

En 1953, Bernard Heuvelmans lui fera rencontrer Jean Jacques Schellens, éditeur pour « Les éditions Gérard et Cie » de la nouvelle collection de livres de poche Marabout. Après un test d’écriture qui se traduit par « Les conquérants de l’Éverest », Charles Dewisme se transformera en Henri Vernès pour ensuite être Henri Vernes. Le 24 novembre 1953, il signera son contrat avec Les Éditions Gérard & Cie. Quelques jours plus tard, le 16 décembre, ce sera la sortie de «  La vallée infernale ».

La machine à écrire Henri Vernes est mise en route! Un livre à tous les deux mois.

Avant de devenir la locomotive de Marabout Junior, Henri Vernes a écrit des contes et des nouvelles sous différents pseudonymes tels que : Charles Henri Dewisme (CH Dewisme ), Cal. W Bogart, Duchess Holliday, Lew Shannon, Roberts David, C. Reynes, Jacques Seyr, Robert Lane, Louis Vernes, S.N. (2 ou 3 reportages dans Héroic Album), Ray Stevens, Jacques Colombo et enfin le plus connu : Henri Vernes.

Comment et pourquoi est né Bob Morane?

Revenons en 1949. La 2e guerre mondiale est terminée depuis 4 ans mais pas oubliée : tout est à reconstruire, les héros des jeunes sont démodés avec la dernière guerre. Les Éditions Gérard et Cie lancent la première collection de livres de poche, la collection Marabout. Cette collection vise essentiellement la jeunesse.

André Gérard et Jean-Jacques Schellens désirent une série qui reviendra périodiquement pour mousser les ventes de Marabout Junior. En 1953 la vente les 8000 copies du premier Bob Morane sont écoulées juste le temps de le dire.

D’autres personnages seront introduits dans la collection ( Nick Jordan, Dylan Stark, Doc Savage, Jo Gaillard, Kim Carnot ) sans jamais atteindre la popularité de BoB Morane.

Par la suite, malgré des malheurs de sa maison d’édition qui sera mise en liquidation en 1977, BoB Morane est accueilli par la Librairie des Champs élysées.  Il survivra à travers plusieurs éditeurs jusqu'à nos jours, et 214 aventures plus tard, chez Les éditions Ananké. 

Une entrevue avec Monsieur Henri Vernes et Monsieur Louis Parent est disponible sur le site de Radio-Canada à l'adresse suivante:      www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/Medianet/2008/CBF/SamediEtRienDautre200802021008_2.asx